Lorsque vous préparez votre voyage à Bali, la question du transport local devient rapidement centrale dans votre planification. Si vous avez l’habitude d’utiliser Uber dans d’autres destinations, vous vous demandez probablement si ce service est disponible sur l’île des Dieux. La réponse pourrait vous surprendre : Uber n’existe plus à Bali depuis plusieurs années. Cette disparition marque un tournant dans l’histoire du transport privé en Indonésie, mais rassurez-vous, des alternatives performantes ont pris le relais. Comprendre ce qui s’est passé avec Uber et connaître les options actuellement disponibles vous permettra d’organiser vos déplacements à Bali de manière efficace et économique.

Historique du service uber à bali et suspension des opérations en 2018

Arrivée d’uber en indonésie et déploiement initial à denpasar

Uber a fait son entrée sur le marché indonésien en 2014, s’implantant d’abord à Jakarta avant d’étendre progressivement ses services vers d’autres régions de l’archipel. À Bali, l’application est devenue opérationnelle en 2016, ciblant principalement la zone de Denpasar et les quartiers touristiques environnants comme Kuta, Seminyak et Sanur. Pour les voyageurs internationaux habitués à cette plateforme, l’arrivée d’Uber représentait une bouffée d’air frais face aux taxis traditionnels souvent accusés de pratiques tarifaires opaques.

Le service proposait des tarifs transparents, calculés à l’avance, et la possibilité de payer directement via l’application. Cette approche séduisait particulièrement les touristes qui ne maîtrisaient ni la langue indonésienne ni les codes de négociation locaux. La promesse d’Uber était simple : commander un véhicule en quelques clics, connaître le prix avant même de monter à bord, et évaluer son chauffeur à la fin du trajet. Durant ces deux années d’activité à Bali, la plateforme a réussi à conquérir une clientèle significative, notamment parmi les expatriés et les visiteurs occidentaux.

Tensions avec les associations de taxis traditionnels et manifestations à seminyak

L’arrivée d’Uber n’a cependant pas été sans conséquences sur l’écosystème du transport balinais. Les chauffeurs de taxis traditionnels, organisés en coopératives puissantes, ont rapidement perçu cette nouvelle offre comme une menace directe pour leur activité. À Bali, le secteur du taxi était historiquement contrôlé par des organisations locales qui fixaient les tarifs et régulaient l’accès aux zones touristiques stratégiques. L’irruption de plateformes technologiques bouleversait cet équilibre établi depuis des décennies.

Des incidents ont commencé à se multiplier dès 2016. Des chauffeurs Uber ont été intimidés, certains ont vu leur véhicule endommagé, et des manifestations ont éclaté dans plusieurs zones touristiques, notamment à Seminyak et près de l’aéroport Ngurah Rai. Les associations de taxis traditionnels argumentaient que ces plateformes opéraient dans l’illégalité, contournant les régulations locales et les licences nécessaires pour exercer le métier de transporteur. En 2017, la situation s’est intensifiée avec des blocages routiers et des confrontations physiques entre chauffeurs des deux camps. Le gouvernement provincial de Bali se trouvait dans une position délicate, devant arbitrer entre modernisation du secteur et protection des intérêts économ

ait de milliers de familles vivant du taxi traditionnel.

Face à la montée des tensions, plusieurs compromis temporaires ont été testés, comme la délimitation de « zones rouges » où les VTC n’avaient pas le droit de charger des passagers, notamment autour des hôtels et des plages très fréquentées. Mais ces mesures restaient difficiles à faire respecter, et la coexistence entre Uber et les taxis traditionnels demeurait conflictuelle. C’est dans ce climat déjà tendu qu’un tournant majeur est intervenu en 2018.

Fusion avec grab et disparition de l’application uber dans l’archipel indonésien

En mars 2018, Uber a officiellement annoncé la cession de l’ensemble de ses activités en Asie du Sud-Est à son concurrent régional Grab. L’Indonésie, et donc Bali, faisaient partie de cet accord stratégique. Concrètement, cela signifiait que l’application Uber allait progressivement cesser de fonctionner dans tout l’archipel, au profit de l’écosystème Grab, déjà très implanté dans les grandes villes indonésiennes.

À Bali, la transition s’est opérée sur quelques semaines seulement. Les anciens chauffeurs Uber se sont vus proposer de migrer vers la plateforme Grab, tandis que les utilisateurs recevaient des notifications les invitant à télécharger la nouvelle application. Dès la fin du premier semestre 2018, Uber avait complètement disparu de la carte balinaise : il n’était plus possible de commander une course via l’application, même en conservant un compte créé dans un autre pays.

Pour les voyageurs habitués à utiliser Uber à l’étranger, cette fusion a parfois créé de la confusion. Nombreux sont ceux qui, encore aujourd’hui, arrivent à l’aéroport de Denpasar en pensant ouvrir Uber pour commander un véhicule. Or, en 2025, la réalité est claire : Uber à Bali n’existe plus, le service a été intégralement remplacé par Grab et, dans une moindre mesure, par Gojek. Comprendre ce contexte vous évitera de perdre du temps à tenter de faire fonctionner une application tout simplement inactive sur place.

Contexte réglementaire du transport privé à bali post-2018

Après la disparition d’Uber, les autorités indonésiennes ont intensifié leurs efforts pour encadrer le transport privé via application. Le gouvernement central a introduit plusieurs textes visant à réguler les VTC : quotas de véhicules, obligation d’immatriculation spécifique, contrôles techniques renforcés et exigences en matière d’assurance. À Bali, ces règles nationales se combinent avec des réglementations locales, parfois plus strictes, notamment autour des zones touristiques sensibles.

C’est ainsi qu’ont été officiellement reconnues les « zones interdites » ou « zones de tolérance limitée » pour les VTC. Autour de l’aéroport Ngurah Rai, de certains temples très fréquentés, mais aussi dans des quartiers comme Ubud ou Canggu, des panneaux indiquent que les services type GrabCar ou GoCar ne sont pas autorisés à prendre des passagers directement devant certaines entrées. Dans les faits, les chauffeurs contournent souvent ces restrictions en convenant de points de rendez-vous un peu plus éloignés, mais vous devrez parfois marcher quelques centaines de mètres.

Pour les voyageurs, cela signifie que le transport privé à Bali fonctionne aujourd’hui dans un cadre hybride : légalement encadré mais localement négocié. Les plateformes comme Grab et Gojek sont autorisées, mais doivent composer avec les lobbies des taxis traditionnels et les décisions des villages (banjar) qui gèrent leur territoire. En 2025, utiliser un « Uber » à Bali revient donc, dans la pratique, à utiliser Grab ou Gojek tout en respectant ces règles locales, parfois déroutantes au premier abord.

Grab comme alternative dominante au transport VTC à bali

Fonctionnalités de l’application grab pour grabcar et grabbike à bali

Depuis la fusion de 2018, Grab est devenu l’équivalent d’Uber à Bali. L’application propose deux services principaux pour se déplacer : GrabCar (voiture avec chauffeur) et GrabBike (moto-taxi). Le principe est le même que celui que vous connaissiez avec Uber : vous entrez votre destination, l’application calcule le prix à l’avance, vous choisissez votre type de véhicule et vous suivez en temps réel l’arrivée de votre chauffeur.

Grab offre aussi plusieurs options de confort : voitures « standard », véhicules plus spacieux pour les groupes, et parfois même des catégories plus premium selon les zones. Pour les trajets courts et rapides, surtout en ville, GrabBike est souvent la solution la plus efficace : vous montez à l’arrière d’un scooter, un casque vous est fourni, et vous vous faufilez dans les embouteillages bien plus vite qu’en voiture. C’est l’expérience la plus proche du quotidien des Balinais, tout en gardant le cadre sécurisé de la plateforme (géolocalisation, historique des trajets, système d’avis).

L’interface de Grab est disponible en anglais et reste très intuitive. Même si vous n’êtes pas à l’aise avec la technologie, vous pourrez réserver une course en quelques minutes. Un système de messagerie intégrée avec traduction automatique facilite les échanges avec le chauffeur, que ce soit pour préciser un point de rendez-vous ou décrire la couleur de votre tenue pour être repéré plus facilement.

Zones de couverture optimale : kuta, canggu, ubud et nusa dua

La couverture de Grab à Bali est globalement bonne, mais elle varie en fonction des zones et des horaires. Dans le sud de l’île, autour de Denpasar, Kuta, Seminyak, Legian et Nusa Dua, vous trouverez des véhicules GrabCar et GrabBike presque à toute heure de la journée et de la nuit. C’est dans ce périmètre que la densité de chauffeurs est la plus forte, notamment grâce à la présence de nombreux hôtels, restaurants et centres commerciaux.

À Canggu et Ubud, la situation est plus nuancée. Techniquement, Grab y fonctionne très bien, mais les tensions avec les taxis locaux ont conduit à la création de zones où la prise en charge est limitée. Il n’est pas rare de voir des panneaux « No Online Taxi » près des plages ou de certains parkings. Dans ces cas-là, l’astuce consiste à fixer un point de rencontre un peu à l’écart : votre chauffeur vous indiquera souvent un warung, une station-service ou un carrefour où il peut venir sans problème.

Dans les régions plus rurales ou moins touristiques, comme le nord de Bali (Lovina) ou l’est profond, la disponibilité des chauffeurs Grab peut devenir aléatoire. Vous pourrez tout de même utiliser l’application pour vérifier s’il existe des véhicules à proximité, mais il est prudent, pour ces secteurs, de prévoir plutôt un chauffeur privé à la journée ou une location de scooter. En résumé, si votre itinéraire se concentre sur le sud et le centre de l’île, Grab suffit largement pour remplacer Uber à Bali.

Tarification et système de paiement grabpay versus espèces

Un des grands avantages de Grab par rapport aux taxis traditionnels à Bali reste la transparence des tarifs. Le prix de votre course est affiché dans l’application avant même que vous validiez la réservation. Vous n’avez donc pas besoin de négocier ni de craindre une « mauvaise surprise » à l’arrivée. La tarification dépend de la distance, du temps estimé et de la demande (avec parfois une légère majoration en heure de pointe ou en cas de pluie).

En termes de paiement, deux options principales s’offrent à vous : GrabPay, le porte-monnaie électronique intégré à l’application, et le paiement en espèces. GrabPay est particulièrement pratique si vous disposez d’une carte bancaire compatible ou si vous rechargez votre solde via un compte local, mais de nombreux voyageurs préfèrent payer en cash directement au chauffeur, surtout s’ils n’ont pas de carte bancaire internationale acceptée par l’application.

Le paiement en espèces reste donc la solution la plus simple pour la plupart des touristes. Vous réglez le montant affiché sur l’application à la fin de la course, en roupies indonésiennes (IDR). Nous vous conseillons d’avoir toujours de la petite monnaie sur vous, car il arrive que les chauffeurs n’aient pas de quoi rendre un billet trop élevé. Dans tous les cas, le fait que le prix soit fixé à l’avance vous protège des arnaques fréquentes avec certains taxis non réglementés.

Disponibilité des chauffeurs selon les secteurs touristiques balinais

La disponibilité des chauffeurs Grab à Bali dépend fortement de deux facteurs : l’emplacement et l’horaire. Dans les zones très touristiques comme Kuta, Seminyak, Canggu sud, Sanur et Nusa Dua, vous trouverez en général un GrabCar ou un GrabBike en moins de 5 à 10 minutes, même tard le soir. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles tant de voyageurs ont délaissé l’idée d’Uber à Bali pour se tourner définitivement vers Grab.

Autour d’Ubud, la situation est contrastée. En journée, il est relativement facile de trouver un chauffeur, mais le soir, surtout après 22 h, l’offre se réduit. Les chauffeurs locaux préfèrent souvent les trajets courts à l’intérieur du centre-ville plutôt que les déplacements plus longs vers le nord de l’île. Si vous logez dans des villages en périphérie (Tegallalang, Mas, Pejeng, etc.), prévoyez vos retours avant la nuit ou discutez avec un chauffeur pour bloquer un trajet retour à l’avance.

Dans les zones très reculées, il n’est pas rare que l’application affiche « No drivers available ». Dans ce cas, deux solutions : marcher jusqu’à une route principale plus fréquentée, ou vous arranger avec un chauffeur local rencontré plus tôt (via WhatsApp par exemple). C’est là que l’on voit les limites des plateformes VTC à Bali : elles sont redoutablement efficaces dans les hubs touristiques, mais ne remplacent pas totalement un chauffeur privé pour explorer les coins les plus sauvages de l’île.

Gojek et l’écosystème du ride-hailing indonésien à bali

Services goride et gocar dans les régions de sanur et jimbaran

Gojek est l’autre grand acteur du transport via application en Indonésie, né à Jakarta avant d’étendre ses services à tout l’archipel. À Bali, Gojek propose deux services principaux pour se déplacer : GoRide (moto-taxi) et GoCar (voiture avec chauffeur), qui jouent un rôle similaire à GrabBike et GrabCar. Pour vous, voyageur, l’expérience utilisateur est très proche : commande via l’application, prix fixé à l’avance, suivi GPS du chauffeur, paiement en ligne ou en espèces.

Les régions de Sanur et Jimbaran sont particulièrement bien desservies par Gojek. À Sanur, station balnéaire familiale, GoRide est très utilisé par les locaux pour les petits trajets du quotidien, ce qui garantit une bonne disponibilité des chauffeurs. À Jimbaran et autour de la baie, Gojek constitue une alternative intéressante aux taxis d’hôtel souvent plus chers, notamment pour aller dîner dans les warungs de fruits de mer en bord de plage ou pour rejoindre les plages de Balangan et Bingin.

Comme pour Grab, il faut cependant tenir compte des zones où les applications sont mal vues par les taxis locaux. Aux abords de certains resorts ou plages privées, les chauffeurs Gojek vous demanderont parfois de les retrouver à un carrefour ou à une station-service toute proche. Ce léger compromis logistique reste néanmoins un petit prix à payer pour bénéficier de trajets souvent deux à trois fois moins chers que les taxis classiques.

Intégration des services de livraison gofood et fonctionnalités multimodales

Là où Gojek se distingue fortement d’Uber (et même de Grab), c’est par l’étendue de ses services. L’application ne se limite pas au transport de personnes : elle intègre aussi GoFood (livraison de repas), GoSend (envoi de colis), GoMart (courses en ligne) et toute une série d’autres fonctionnalités multimodales. Pour un séjour de plusieurs semaines à Bali, Gojek peut rapidement devenir votre « couteau suisse » numérique.

Imaginez : vous rentrez d’une longue journée d’excursions et vous n’avez pas l’énergie de ressortir manger. Plutôt que de chercher un taxi, vous ouvrez GoFood, choisissez un warung local ou un restaurant plus chic, et vous faites livrer votre repas directement à votre villa ou à votre hôtel. C’est un peu comme avoir Uber Eats, Deliveroo et un service de coursier intégrés dans la même application qui vous sert déjà de « Uber à Bali ».

Cette intégration a un avantage indirect sur la mobilité : plus il y a de commandes de repas et de petits services, plus il y a de conducteurs GoRide et GoCar connectés à proximité. Vous bénéficiez ainsi d’un maillage très dense de chauffeurs potentiels, surtout dans les zones urbaines et semi-urbaines. Pour un voyageur, cela se traduit par des temps d’attente réduits, même en dehors des heures de pointe classiques du transport de personnes.

Comparatif tarifaire gojek versus grab sur les trajets ngurah rai-seminyak

Vous vous demandez peut-être si Grab ou Gojek est le plus intéressant pour votre budget ? Prenons un exemple concret : un trajet typique entre l’aéroport international Ngurah Rai et Seminyak. Les prix fluctuent selon l’heure, la saison et la demande, mais en 2025, on observe des fourchettes relativement stables.

Pour un trajet en voiture type GoCar ou GrabCar entre Ngurah Rai et Seminyak (environ 10 à 12 km), le tarif se situe généralement entre 120 000 et 180 000 IDR. Sur ce type de parcours, Gojek a souvent un léger avantage, avec des prix parfois 5 à 10 % inférieurs à ceux de Grab, notamment en dehors des heures de forte affluence. En revanche, lors des pics (pluie battante, fin de journée, arrivée massive de vols), Grab peut parfois proposer plus de chauffeurs disponibles, mais avec une petite majoration.

Pour le même trajet en moto-taxi (GoRide ou GrabBike), la différence se fait davantage sentir : on tourne souvent autour de 60 000 à 90 000 IDR, ce qui reste très compétitif comparé aux taxis d’aéroport qui peuvent annoncer des tarifs deux à trois fois plus élevés. Au final, la meilleure stratégie pour remplacer Uber à Bali consiste à installer à la fois Grab et Gojek, puis à comparer les deux applications au moment de réserver : quelques secondes de vérification peuvent vous faire économiser plusieurs dizaines de milliers de roupies sur l’ensemble de votre séjour.

Solutions de transport alternatives aux plateformes VTC à bali

Location de scooter avec klook et getyourguide pour la mobilité autonome

Si vous souhaitez aller au-delà du modèle VTC et gagner en autonomie, la location de scooter reste le moyen de transport le plus populaire à Bali. Plutôt que de négocier sur place sans repère de prix, de plus en plus de voyageurs passent par des plateformes comme Klook ou GetYourGuide pour réserver un scooter à l’avance. Ces sites proposent des offres avec tarif affiché, assurance incluse (selon l’option choisie) et parfois livraison directement à votre hôtel.

En 2025, louer un scooter via ces plateformes coûte généralement entre 5 et 10 € par jour, selon le modèle (Scoopy 110cc, Vario 125cc, scooters de type Nmax, etc.) et la durée de location. Cette solution est idéale si vous prévoyez de rayonner autour d’une base fixe (Canggu, Ubud, Amed…) : vous pouvez explorer les villages voisins, les rizières et les plages sans dépendre d’horaires ni de la disponibilité des chauffeurs Grab ou Gojek.

Attention toutefois : la liberté a un prix en termes de responsabilité. Pour être en règle en cas de contrôle et surtout en cas d’accident, vous devez disposer d’un permis international correspondant à la cylindrée du scooter (125cc ou permis moto). Sans cela, votre assurance voyage risque de refuser toute prise en charge médicale. Avant de réserver un scooter à Bali via Klook ou GetYourGuide, demandez-vous honnêtement si vous êtes à l’aise en deux-roues au milieu d’un trafic dense et parfois chaotique.

Taxis blue bird et services de compteur réglementés à denpasar

Pour ceux qui préfèrent un cadre plus classique, les taxis Blue Bird représentent l’alternative la plus sûre et la plus réglementée aux VTC à Bali. Cette compagnie indonésienne, présente dans tout le pays, est réputée pour la fiabilité de ses chauffeurs et l’utilisation systématique du compteur. À Denpasar, Kuta, Seminyak ou Sanur, il est généralement facile de héler un taxi Blue Bird dans la rue ou de le faire appeler par votre hôtel.

Blue Bird dispose également de sa propre application, My Blue Bird, qui fonctionne de manière très similaire à celle d’Uber : géolocalisation, suivi du véhicule, estimation du prix, possibilité de payer en ligne ou en espèces. La différence principale tient au mode de calcul : le prix final dépend du compteur, avec un tarif de prise en charge (environ 7 500 IDR) puis un coût au kilomètre (autour de 6 500–7 500 IDR/km). Cette transparence permet de limiter drastiquement les risques d’arnaques, très fréquentes avec certains taxis non officiels qui refusent de mettre le compteur.

En pratique, un trajet Blue Bird coûte souvent un peu plus cher qu’un GrabCar ou un GoCar sur une distance équivalente, mais l’écart reste raisonnable. Pour un voyageur qui ne souhaite pas s’embarrasser d’applications ou de moyens de paiement en ligne, Blue Bird constitue une solution simple, fiable et encore largement utilisée en 2025. Gardez simplement en tête que la disponibilité peut être plus limitée en soirée ou dans les zones excentrées.

Navettes aéroport kura-kura bus et réseau de transport public balinais

On lit parfois qu’il existe des « transports en commun » à Bali, ce qui peut prêter à confusion. En réalité, le réseau public reste très limité, surtout si on le compare à d’autres destinations touristiques en Asie. L’une des rares solutions semi-publiques un peu structurées est le Kura-Kura Bus, un service de navettes qui relie plusieurs zones touristiques du sud de l’île : Kuta, Legian, Seminyak, Jimbaran, Nusa Dua, Ubud, etc.

Kura-Kura Bus fonctionne avec des lignes et des arrêts fixes, et propose des tickets à la journée ou à la carte. Les bus sont climatisés, relativement confortables et adaptés aux voyageurs qui ont du temps et un budget serré. En revanche, les fréquences restent faibles, surtout en dehors des axes les plus fréquentés, et les temps de trajet peuvent être longs à cause du trafic. C’est une option intéressante si vous voyagez léger et que vous voulez réduire au maximum vos coûts de transport à Bali, mais elle ne remplacera pas la flexibilité d’un VTC ou d’un scooter.

En dehors de Kura-Kura Bus et de quelques lignes locales peu documentées, le transport public balinais repose surtout sur les bemo, de petits minibus utilisés principalement par les locaux. Sans maîtrise de l’indonésien et sans contact sur place, il est difficile d’en comprendre vraiment le fonctionnement (horaires, itinéraires, tarifs). Pour la grande majorité des touristes en 2025, les bemo restent donc une curiosité plus qu’un véritable moyen de transport pratique.

Recommandations pratiques pour la mobilité touristique à bali en 2025

Vous l’aurez compris : chercher Uber à Bali en 2025 n’a plus vraiment de sens. La bonne stratégie consiste plutôt à combiner intelligemment plusieurs solutions en fonction de votre budget, de votre niveau de confort et de la nature de vos déplacements. Pour la plupart des voyageurs, installer à la fois Grab et Gojek sur leur smartphone est devenu un réflexe indispensable, au même titre que télécharger Google Maps ou un convertisseur de devises.

Avant votre départ, pensez à vérifier que votre téléphone est compatible avec les eSIM ou prévoyez d’acheter une carte SIM locale à l’arrivée, afin de disposer d’Internet en permanence. Sans connexion, impossible d’utiliser Grab, Gojek ou My Blue Bird pour réserver un taxi à Bali. Une fois sur place, n’hésitez pas à comparer systématiquement les tarifs entre GrabCar, GoCar et Blue Bird pour les trajets importants (aéroport–hôtel, transferts entre villes) : quelques minutes de comparaison peuvent faire la différence sur un budget global de voyage.

Pour les courts trajets urbains et les soirées, GoRide et GrabBike sont imbattables en termes de rapport temps/prix, à condition que vous soyez à l’aise à l’arrière d’un scooter. Pour les excursions à la journée, l’option la plus confortable et souvent la plus rentable reste la voiture avec chauffeur privé, surtout si vous voyagez à plusieurs et partagez les coûts. Enfin, si vous souhaitez louer un scooter à Bali pour gagner en liberté, assurez-vous d’être bien assuré, de disposer du permis adéquat et de porter un casque en toutes circonstances.

En combinant ces différents moyens de transport, vous pourrez explorer Bali en toute sérénité, même sans Uber. L’île a su développer, en quelques années, un écosystème de mobilité moderne, certes parfois un peu chaotique, mais remarquablement efficace pour qui en maîtrise les codes. Et vous, êtes-vous prêt à remplacer votre réflexe Uber par un duo Grab–Gojek pour votre prochain voyage à Bali ?