
Partir à Santorin en août, c’est viser le cœur de l’été grec, avec tout ce que cela implique : chaleur, mer chaude, ambiance festive… et sur-fréquentation. Beaucoup d’images font rêver, mais les récits sur le « milliard de touristes » ou les ruelles d’Oia saturées peuvent refroidir. Entre amis de 25 ans, sans peur de la foule mais allergiques au chaos total, il devient crucial de comprendre à quoi ressemble réellement l’île à cette période. Affluence, climat, prix, zones à privilégier ou à fuir : une bonne lecture de la situation permet de transformer un séjour potentiellement étouffant en escapade intense mais maîtrisée.
Une chose est certaine : Santorin en août ne ressemble en rien à une petite île isolée, et encore moins à un « secret bien gardé ». L’île vit alors au rythme des ferries pleins, des vols low-cost saturés, des croisiéristes débarquant chaque matin et des couchers de soleil vécus avec plusieurs centaines de personnes au mètre carré. Pourtant, avec des choix de villages, d’horaires et d’itinéraire bien pensés, il reste possible de profiter de la beauté de la caldeira sans transformer le séjour en parcours du combattant touristique.
Climat à santorin en août : températures, vent meltem, ensoleillement et ressenti sur place
En août, Santorin affiche un climat typiquement méditerranéen, chaud et sec. Les températures maximales tournent autour de 28 à 30°C, avec des pointes ressenties au-delà de 32–33°C sur les zones peu ventilées comme les ruelles encaissées de Fira ou Oia. La nuit, le thermomètre descend rarement sous 22–24°C, ce qui crée une impression de chaleur continue. L’ensoleillement est maximal, avec environ 12 à 13 heures de soleil par jour, et des précipitations quasiment nulles. Pour un court séjour de 3 jours, l’avantage est clair : aucune mauvaise surprise météo, ciel bleu quasi garanti et mer Égée autour de 24–25°C.
Le paramètre qui change beaucoup le ressenti sur place, c’est le meltem, ce vent du nord typique des Cyclades, particulièrement présent en juillet-août. Ce vent peut souffler fort, ce qui rafraîchit agréablement l’atmosphère en journée, mais rend l’air très sec. Sur les hauteurs de la caldeira, l’impression de fournaise est souvent atténuée, alors que dans les ruelles protégées du vent la chaleur devient plus écrasante. En contrepartie, le meltem peut perturber certains trajets en ferry ou excursions en bateau vers les volcans et les plages, avec parfois des reports ou des annulations de dernière minute.
Sur la plage, la combinaison de la chaleur et du vent donne un ressenti paradoxal. Vous pouvez rester longtemps au soleil sans avoir la sensation de suffoquer, mais les coups de soleil arrivent très vite. Pour un séjour en août à Santorin, une bonne protection solaire, un chapeau et des pauses à l’ombre ne sont pas des options mais de vraies conditions pour profiter. Pour ceux qui envisagent des randonnées comme le sentier Fira–Oia, les horaires deviennent déterminants : partir avant 8h ou après 17h évite de marcher sous un soleil vertical, surtout sur des terrains volcaniques très exposés qui emmagasinent la chaleur.
Affluence touristique en août à santorin : pics de fréquentation, statistiques et zones saturées
Août correspond au cœur de la haute saison à Santorin. L’île fait partie des symboles mondiaux des Cyclades, et concentre plusieurs millions de visiteurs sur l’ensemble de la saison estivale, avec un pic net entre mi-juillet et fin août. Les témoignages d’« impression de Disneyland » ne sont pas exagérés pour certains secteurs : tout ce qui longe la caldeira (Oia, Imerovigli, Fira) et les zones portuaires accueillant les croisières subit un flux quasi continu de visiteurs de jour comme de nuit. Le contraste avec la faible population locale permanente, autour de 15 000 habitants, est particulièrement visible.
Evolution de la fréquentation à oia et fira en août : croisiéristes, excursionnistes et nuitées
À Oia et Fira, la fréquentation en août est portée par trois profils : les touristes logeant sur place, les excursionnistes venant d’autres îles (Mykonos, Naxos, Paros) et les croisiéristes débarqués pour la journée. En pratique, cela signifie que de tard le matin jusqu’en fin d’après-midi, les ruelles se transforment en flux permanent. À Oia, cela se traduit par des trottoirs étroits saturés, des files spontanées devant les spots photos emblématiques et parfois des embouteillages humains complets autour des dômes bleus.
Fira concentre encore davantage de monde dans la journée, car la ville est reliée directement au vieux port où accostent les bateaux de croisière. Les rues commerçantes se remplissent de groupes encadrés par des guides, créant des effets de « vagues » de foule après chaque débarquement. La nuit, la dynamique change : Fira attire aussi ceux qui veulent sortir, avec bars et clubs ouverts jusqu’au petit matin. Pour un séjour de 3 jours en août, la pression de la fréquentation à Oia et Fira est donc très sensible, surtout si l’hébergement se situe au cœur des centres historiques.
Concentration des flux touristiques à la caldera : points de vue d’oia castle, skaros rock et fira
La caldeira est l’aimant principal. Les vues panoramiques attirent naturellement la majorité des visiteurs vers quelques points iconiques : le château d’Oia (Oia Castle), Skaros Rock à Imerovigli, les bords de la falaise à Fira. En août, ces spots deviennent de véritables goulots d’étranglement, notamment à l’heure dorée et au coucher du soleil. Tout le monde cherche à se placer en première ligne, ce qui génère bousculades, stationnements prolongés et une explosion du nombre de trépieds et smartphones.
Sur Skaros Rock, l’accès demande une petite marche, ce qui filtre légèrement le public, mais la récompense en termes de vue se paie par une concentration de photographes et couples en shooting au sommet. Autour de la caldeira à Fira, la situation varie selon les ruelles : certaines terrasses privées restent relativement protégées, tandis que les belvédères publics sont pris d’assaut. Pour qui souhaite simplement admirer la vue en paix, mieux vaut privilégier des horaires décalés, par exemple en milieu de matinée ou au lever du soleil.
Densité sur les plages de kamari, perissa, perivolos et red beach en haute saison
Contrairement à l’image de petites criques désertes, les grandes plages organisées de Santorin en août accueillent beaucoup de monde. Kamari, Perissa et Perivolos sont bordées de rangées de transats et parasols qui se remplissent progressivement dès 10–11h. L’ambiance y reste globalement détendue, mais la sensation d’espace dépend beaucoup du choix du beach club et de l’heure d’arrivée. Plus la journée avance, plus la densité augmente, surtout aux abords des bars de plage les plus animés.
La Red Beach, célèbre pour sa falaise rouge, cumule difficulté d’accès et sur-fréquentation. Le sentier menant à la plage devient très fréquenté, parfois à la limite du confortable en tongs, et la zone de baignade elle-même reste relativement réduite. En août, l’expérience peut devenir décevante pour ceux qui recherchent du calme ou des photos sans foule. Perivolos et une partie de Perissa offrent en revanche des segments un peu plus aérés, surtout en s’éloignant des zones de bars les plus réputés et en optant pour des horaires plus matinaux.
Impact des grandes croisières au vieux port de fira (skala) sur l’afflux journalier
Le vieux port de Fira (Skala) constitue une porte d’entrée majeure pour les croisières en haute saison. Chaque navire peut débarquer plusieurs centaines, voire quelques milliers de passagers, répartis ensuite entre navettes, téléphérique et sentier muletier. En août, il n’est pas rare que plusieurs bateaux se succèdent dans une même journée, créant des pics d’affluence très nets à Fira et, par effet ricochet, à Oia via les excursions organisées.
Pour un voyageur indépendant, cela se traduit par des embouteillages au téléphérique, des files d’attente pour les bus locaux ou les taxis, et une variation notable de la densité dans les rues selon les heures d’arrivée et de départ des croisières. Un conseil pratique consiste à consulter, avant le départ, les calendriers de croisières en ligne pour anticiper les jours les plus chargés et adapter son programme : plages ou villages de l’intérieur pendant les gros débarquements, visite de Fira plutôt tôt le matin ou tard le soir.
Affluence au coucher de soleil à oia : ruelles, spots photos et gestion des foules
Le coucher de soleil à Oia est probablement l’expérience la plus emblématique… et la plus controversée en août. De nombreux avis évoquent une « marée humaine », surtout aux abords du château et des ruelles surplombant la caldeira. Arriver deux heures avant le coucher devient presque un minimum pour viser une place avec vue dégagée. Plus l’heure approche, plus les gens s’agglutinent, jusqu’à se retrouver littéralement collés, avec poussettes, perches à selfie, cris, et parfois comportements inciviques.
Certains voyageurs parlent clairement d’« oppression » et d’une ambiance aux antipodes d’un moment contemplatif.
Pour beaucoup, le coucher de soleil idéal évoque le silence relatif, la lenteur, presque un temps suspendu. À Oia en août, le spectacle reste beau, mais l’environnement social peut en annuler la magie.
Juste après le coucher, le reflux de la foule dans les ruelles étroites crée un second pic d’inconfort, avec une sensation de marée humaine qui descend vers les arrêts de bus, les parkings et les restaurants.
Prix en août à santorin : analyse des hausses tarifaires sur les vols, hôtels et services touristiques
Août correspond à la période la plus chère de l’année sur l’île. Les hébergements peuvent coûter deux à trois fois plus qu’en avril, mai, octobre ou même début juin. Cette inflation touche particulièrement les localisations premium avec vue caldeira (Oia, Imerovigli, certains secteurs de Fira), mais se répercute aussi sur les hébergements plus simples, les locations de voiture, les excursions en bateau et même les consommations en terrasse. Pour un séjour de 3 jours, le budget se tend vite si la vue caldeira et la proximité des sites les plus iconiques sont jugées indispensables.
Variations des prix des hébergements à oia, imerovigli, fira et akrotiri en pleine saison
Sur la base des observations saisonnières, les tarifs d’hébergement à Santorin en août connaissent des hausses significatives. À Oia, une chambre double avec vue caldeira peut facilement passer de X en mai à jusqu’à 2X, voire 3X en plein mois d’août. Imerovigli et Fira suivent une courbe similaire, avec des réductions de l’ordre de 40% constatées en avril-mai ou octobre par rapport à juillet-août. Akrotiri propose en général des prix légèrement plus doux tout en offrant une vue sur la caldeira depuis certains établissements, ce qui en fait une alternative intéressante.
La politique tarifaire repose sur un principe simple : la demande au plafond justifie des augmentations agressives, et les meilleures adresses se réservent plusieurs mois à l’avance. Pour réduire la facture sans renoncer au charme, loger dans des villages de l’intérieur comme Pyrgos, Emporio ou Megalochori permet de diviser la note, tout en conservant l’accès à la caldeira via une voiture de location ou les bus locaux. La réservation anticipée, 4 à 6 mois avant, reste le meilleur levier pour éviter les tarifs les plus extrêmes en août.
Coût moyen des vols vers santorin (JTR) depuis paris, bruxelles et genève au mois d’août
Les vols vers l’aéroport de Santorin (JTR) subissent également la haute saison. Les liaisons directes depuis Paris, Bruxelles ou Genève, souvent opérées par des compagnies low-cost ou charter, voient leurs prix grimper fortement à l’approche des vacances d’été. Des billets aller-retour qui se trouvent encore à des tarifs raisonnables au printemps peuvent doubler en août, surtout pour des départs autour du 15 août ou les week-ends.
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse : calendrier des congés européens, popularité croissante des Cyclades, et capacité limitée de l’aéroport. Pour contenir le coût, une stratégie consiste à surveiller les promotions dès l’hiver précédent, à rester flexible sur les jours de départ (du lundi au jeudi plutôt que le week-end) et à envisager des vols avec escale via Athènes. Même avec une escale, l’impact sur le budget global du séjour en août peut rester significatif.
Tarifs des ferries Piraeus–Santorin et Mykonos–Santorin avec blue star ferries et seajets
Les ferries entre Le Pirée (Athènes) et Santorin, ainsi que les liaisons inter-îles comme Mykonos–Santorin, sont opérés par des compagnies comme Blue Star Ferries (plutôt lentes, moins chères) et Seajets (rapides, plus coûteuses). En août, les billets affichent un surcoût notable, surtout si l’achat se fait tardivement. Les ferries rapides très demandés peuvent coûter 20 à 30% plus cher que hors saison, et certains horaires stratégiques se remplissent plusieurs semaines à l’avance.
Le choix entre ferry lent et rapide dépend du budget, du temps disponible et de la tolérance au vent et à la houle du meltem. Les ferries classiques, plus stables, offrent une solution souvent plus économique, même si la traversée peut durer 7 à 8 heures depuis Le Pirée. L’anticipation des réservations en ligne permet d’éviter des hausses de dernière minute, particulièrement marquées pour les week-ends et aux alentours du 15 août.
Prix des restaurants et bars à fira, oia et plage de perivolos : tickets moyens et surcharges saisonnières
En matière de restauration, Santorin en août propose un large spectre de prix, avec toutefois une tendance générale à la hausse dans les zones les plus touristiques. À Oia et Fira, les restaurants à vue caldeira appliquent une prime d’emplacement très nette : ticket moyen pour un dîner complet facilement supérieur à 30–40 € par personne hors vin, avec des tarifs qui peuvent grimper bien au-delà dans les adresses les plus réputées.
Sur la plage de Perivolos ou à Kamari, les bars de plage et tavernes affichent des tarifs un peu plus modérés, même si les cocktails et transats restent chers en août. Des surcharges saisonnières se ressentent aussi sur certains services annexes : location de transat, chicha en bar de plage, formules brunch « instagrammables ». Pour un budget plus contrôlé, de nombreuses options existent : boulangeries, gyros, petites tavernes de villages intérieurs qui pratiquent encore des prix grecs relativement classiques.
Budget quotidien par personne en août : poste transport, hébergement, restauration et activités
Pour évaluer un budget quotidien réaliste à Santorin en août, il est utile de décomposer les principaux postes. En ciblant un séjour de 3 jours avec un certain confort mais sans luxe ostentatoire, un ordre de grandeur par personne peut ressembler à ceci pour une base en chambre double :
| Poste de dépense | Fourchette par jour (août) | Commentaires |
|---|---|---|
| Hébergement | 60–150 € | Selon localisation (caldeira vs villages intérieurs) |
| Restauration | 30–60 € | Mix tavernes, snacks, 1 dîner plus chic |
| Transport local | 10–25 € | Bus + éventuelle location scooter/voiture à partager |
| Activités | 20–70 € | Excursion en bateau, entrées sites, transats |
Au total, un budget quotidien global en août peut donc osciller entre environ 120 et 250 € par personne selon le mode de voyage : auberge ou hôtel simple à Pyrgos vs suite troglodyte à Oia, street food vs restaurants gastronomiques, plage libre vs excursions privées. Pour un groupe d’amis de 25 ans, le levier le plus efficace pour réduire les coûts reste le choix du village d’hébergement et le partage d’un véhicule de location pour rester flexible.
Expérience de voyage à santorin en août : avis réels, ressentis voyageurs et typologies de séjours
Les avis sur Santorin en août sont très contrastés. Certains voyageurs évoquent un séjour « incroyable », porté par la beauté des paysages, la vie nocturne de Fira, les baignades dans une mer chaude et la sensation de vivre une carte postale en direct. D’autres ressentent au contraire une forme de désillusion, parlant de « Disneyland Instagrammable », de manque d’authenticité et d’une population locale presque entièrement tournée vers le service touristique. L’expérience finale dépend alors énormément du profil de voyageur et des attentes initiales.
Pour un groupe de jeunes adultes en quête d’animation, de bars, de plages et de vues spectaculaires, août peut convenir, à condition d’accepter la foule comme partie intégrante du décor. En revanche, pour une recherche d’authenticité, de rencontres avec des locaux hors du cadre du service, ou de paysages contemplatifs sans bruit, la haute saison devient plus problématique.
Plus le voyageur attend du calme, de l’espace et une impression de découverte, plus Santorin en août risque de paraître déconnectée de l’image idéale véhiculée sur les réseaux.
Chaque séjour se construit donc autour d’un arbitrage entre atmosphère festive et saturation.
Zones et plages à privilégier ou à éviter en août : analyse par localité et profil de voyageur
Oia et fira en août : charme de la caldera vs sur-tourisme, bruit et saturation des infrastructures
Oia et Fira concentrent tout ce que Santorin a de plus spectaculaire… et de plus saturé en août. Oia, avec ses ruelles blanches, ses dômes bleus et ses hôtels troglodytes, offre un charme indéniable, surtout tôt le matin ou au lever du soleil. Toutefois, le soir venu, la sur-fréquentation peut rendre la circulation presque étouffante, surtout dans les ruelles étroites près du château. Fira, capitale animée, combine vue sur la caldeira et vie nocturne dense, mais souffre de bruit, de trafic et de flux permanents de croisiéristes.
Pour un séjour court en août, Oia et Fira sont idéales pour quelques heures de visite, photos et sorties, mais pas forcément comme base d’hébergement si le sommeil ou la tranquillité figurent parmi les priorités. Les infrastructures (bus, parkings, restaurants) y sont saturées aux heures de pointe, ce qui peut générer de la frustration : temps d’attente prolongés, impossibilité d’obtenir une table sans réservation, files pour les bus vers les plages.
Imerovigli, firostefani et akrotiri : alternatives plus calmes avec vue caldera
Imerovigli et Firostefani représentent des compromis très intéressants en août. Ces villages suspendus au-dessus de la caldeira bénéficient de la même vue spectaculaire qu’Oia ou Fira, mais avec une ambiance plus posée. Imerovigli, en particulier, attire davantage les couples et les voyageurs en quête de tranquillité, grâce à une densité de bars et de clubs bien plus faible. L’accès à Skaros Rock y ajoute un atout pour les amateurs de points de vue sans trop s’éloigner de leur hébergement.
Akrotiri, de son côté, se situe à l’extrémité sud de l’île et resta plus longtemps en marge du tourisme de masse. Même si août y apporte aussi de l’animation, la pression est moindre que sur la triade Fira–Firostefani–Imerovigli–Oia. Certains hôtels d’Akrotiri proposent une vue directe sur la caldeira et un accès privilégié vers le phare, ce qui en fait une base stratégique pour ceux qui veulent éviter la surexposition d’Oia, tout en profitant des couchers de soleil sur la mer Égée.
Comparatif des plages en août : kamari, perissa, perivolos, vlychada, monolithos, red beach
Les plages de Santorin affichent des profils très différents en août. Un comparatif rapide permet de cibler la meilleure option selon les attentes :
| Plage | Ambiance en août | Profil recommandé |
|---|---|---|
| Kamari | Très animée, front de mer bordé de restaurants et bars | Voyageurs aimant le confort, familles, groupes |
| Perissa | Festive mais segments plus calmes possibles | Jeunes adultes, groupes d’amis |
| Perivolos | Beach clubs, ambiance branchée, prix en hausse | Amateurs de bars de plage et musique |
| Vlychada | Plus sauvage, falaises blanches, un peu moins de monde | Voyageurs cherchant un cadre plus original |
| Monolithos | Familiale, plus locale, souvent moins surchargée | Familles, ceux qui veulent plus de calme |
| Red Beach | Très fréquentée, zone limitée, accès parfois délicat | Curieux pour une courte visite, moins pour bronzer |
Pour échapper un peu à la foule, Vlychada et Monolithos offrent en général une expérience plus respirable en août, surtout en matinée. Kamari, Perissa et Perivolos restent agréables si l’objectif est la vie de plage, mais il devient judicieux de réserver transats et de viser des horaires moins centraux (avant 11h ou après 16h) pour éviter l’effet de saturation maximale.
Choix d’hébergement selon l’affluence : villages de pyrgos, emporio, megalochori, finikia
Les villages de l’intérieur de l’île ou en retrait de la caldeira constituent une excellente option pour ceux qui veulent profiter de Santorin en août sans subir la pression continue du tourisme de masse. Pyrgos, perché sur une colline, offre une atmosphère plus authentique, avec des ruelles traditionnelles, quelques cafés fréquentés par des locaux et une vue panoramique sur toute l’île. Emporio, ancien village fortifié, séduit par son labyrinthe de ruelles et ses prix d’hébergements plus accessibles.
Megalochori, avec son caractère pittoresque, ses églises et quelques caves viticoles, permet de goûter à une ambiance villageoise tout en restant bien situé pour rayonner vers la caldeira et les plages. Finikia, à proximité d’Oia mais un peu en retrait, offre un compromis pour profiter des environs sans dormir au cœur de la marée humaine. Choisir l’un de ces villages, c’est accepter de faire quelques trajets supplémentaires, mais aussi gagner en authenticité, en budget et en qualité de repos nocturne.
Spots moins fréquentés au coucher de soleil : akrotiri lighthouse, skaros, monastère du prophète élie
Pour vivre un coucher de soleil à Santorin en août sans crise de nerfs, certains points de vue alternatifs méritent une attention particulière. Le phare d’Akrotiri (Akrotiri Lighthouse) propose un panorama exceptionnel sur la mer Égée et la caldeira, avec une fréquentation nettement inférieure à Oia, même en haute saison. L’ambiance y reste plus détendue, certains voyageurs arrivant avec quelques provisions pour improviser un mini-pique-nique au bord des falaises.
Skaros Rock, accessible à pied depuis Imerovigli, offre aussi un point de vue privilégié pour le coucher de soleil. La marche d’approche filtre une partie du public, même si en août la fréquentation y reste notable. Enfin, le monastère du Prophète Élie, situé sur l’un des points culminants de l’île, permet d’observer le crépuscule en surplomb, avec une vue à 360° sur Santorin. Ces alternatives ne sont pas totalement vides en août, mais elles offrent souvent un rapport magie/affluence nettement plus favorable qu’Oia Castle.
Organisation logistique d’un séjour à santorin en août : transports, réservations et gestion des files d’attente
Un séjour réussi à Santorin en août repose en grande partie sur l’organisation logistique. L’île étant surchargée, l’improvisation totale conduit rapidement à des files d’attente, des indisponibilités et une perte de temps. Il devient pertinent de penser son séjour comme un petit projet, avec quelques étapes clés :
- Réserver l’hébergement 4 à 6 mois à l’avance, surtout avec vue caldeira
- Bloquer les billets de ferry et les vols dès confirmation des dates
- Anticiper la location de voiture/scooter si besoin, surtout autour du 15 août
- Réserver en amont les excursions bateau ou visites très demandées
Sur place, la gestion des déplacements mérite aussi une réflexion. Les bus publics desservent l’essentiel de l’île, mais en août les rames sont souvent pleines, avec des temps d’attente prolongés en sortie de plage ou en fin de journée. Partager une voiture ou un quad entre amis donne une liberté appréciable pour ajuster les horaires, fuir les pics d’affluence et rejoindre plus facilement des plages ou villages moins desservis. Cependant, le stationnement à Oia et Fira reste délicat : prévoir d’arriver tôt le matin ou en milieu d’après-midi pour se garer à distance raisonnable.
Pour limiter la sensation d’être constamment dans une file d’attente, une bonne stratégie consiste à caler les activités les plus exposées à la foule en horaires décalés : Oia très tôt, Fira tard le soir, plages à l’ouverture ou pour un bain de fin de journée, randonnée Fira–Oia avant 8h. La journée peut alors intégrer des temps « hors pics » dans les villages intérieurs ou en terrasse à l’ombre. Une vision réaliste de la fréquentation permet d’éviter les attentes déçues et de construire un programme optimisé, même pour seulement 3 jours.
Alternatives saisonnières : comparer un séjour à santorin en août avec mai, juin, septembre et octobre
Pour ceux qui hésitent encore sur le mois de départ, comparer août avec les périodes de mi-saison éclaire rapidement les compromis. Mai et juin, puis septembre et octobre, offrent souvent un équilibre plus intéressant entre climat, prix et affluence. En mai, les températures grimpent vers 19–22°C, l’île est en fleurs, les ruelles restent parcourables sans bousculades et les couchers de soleil se vivent dans une atmosphère plus intimiste. La mer reste fraîche (18–20°C), mais les randonneurs y trouvent leur compte, notamment sur le sentier Fira–Oia.
Juin et septembre combinent météo quasi idéale (22–28°C), mer chaude (23–25°C) et affluence importante mais encore gérable. Les croisiéristes sont présents, mais la densité humaine à Oia le soir ou dans les bus vers les plages reste généralement en dessous du seuil d’« étouffement » décrit en plein août. Octobre voit une baisse significative des prix et de la fréquentation, avec des températures de 18–23°C et une mer encore à 21°C début de mois. Certains établissements commencent à fermer, mais l’ambiance se détend, les propriétaires se montrent plus disponibles, et les négociations sur les hébergements deviennent envisageables.
En comparaison, août se distingue surtout par l’intensité de l’affluence, la flambée des prix et la difficulté à trouver de l’authenticité spontanée, même en se perdant un peu dans l’île. Pour un premier séjour à Santorin, l’expérience d’août peut convenir à ceux qui veulent absolument allier vacances d’été classiques (plage, chaleur, fêtes) et icônes de carte postale, au prix d’une acceptation lucide de la surpopulation touristique. Pour les voyageurs plus sensibles à la foule, plus friands de rencontres locales et de paysages silencieux, planifier le voyage en mai, juin, septembre ou octobre transforme profondément la nature de l’expérience, tout en mettant beaucoup moins la patience – et le budget – à l’épreuve.