Partir à Bali en mai, c’est viser un moment charnière sur l’île des Dieux : la saison des pluies s’achève, la saison sèche s’installe et la nature est à son maximum de verdure. Vous profitez encore de tarifs modérés, d’une affluence raisonnable et de conditions météo globalement stables, tout en évitant la chaleur parfois pesante de juillet-août. Si vous cherchez quand partir à Bali pour combiner plages, rizières, volcans, plongée et cérémonies sans subir les foules, le mois de mai mérite vraiment d’être étudié de près. Les nuances de climat entre Ubud, Seminyak ou Uluwatu, la hauteur de la houle pour le surf, ou encore l’humidité en trek au Mont Batur vont pourtant fortement influencer votre expérience. Bien comprendre la météo en mai permet donc d’ajuster votre itinéraire, vos horaires et même votre équipement pour profiter au mieux de chaque journée.

Météo à bali en mai : températures, humidité et microclimats entre ubud, seminyak et uluwatu

Températures moyennes en mai à denpasar, ubud, canggu et kuta : données climatiques détaillées

En mai, Bali entre officiellement en saison sèche. Les températures restent tropicales mais supportables : la plupart des zones côtières tournent autour de 27 à 31 °C en journée, avec des nuits à 25‑27 °C. À Denpasar, Kuta ou Nusa Dua, la température moyenne en mai avoisine 28 °C, pour une maximale de 29‑30 °C. À Ubud et dans le centre de l’île, l’air reste un peu plus frais, surtout en soirée, grâce à l’altitude modérée : on observe souvent 26 °C le matin et 28‑29 °C l’après-midi. Canggu et Seminyak, légèrement ventilés par les brises marines, offrent des conditions proches de Kuta, très appréciées si vous voulez alterner surf et farniente. Ce climat uniforme donne l’impression d’un « été perpétuel », mais l’indice de chaleur et l’humidité font la vraie différence de confort entre les zones.

Pour visualiser ces écarts entre grandes zones touristiques, un tableau récapitulatif aide à y voir plus clair :

Zone Temp. min. jour (°C) Temp. max. jour (°C) Appréciation en mai
Denpasar / Kuta / Seminyak 27 29‑30 Chaud mais supportable pour la plage
Canggu 28 29 Léger vent, bon pour le surf
Ubud (centre) 26 29 Plus frais, idéal visites et rizières
Nord (Lovina, Munduk) 27 29‑30 Chaud et sec, bon pour snorkeling

Taux d’humidité relative et indice de chaleur (heat index) à bali en fin de saison des pluies

En mai, l’humidité relative descend progressivement après les pics de la saison des pluies. À Denpasar, elle tourne autour de 80‑82 %, contre souvent 85‑90 % de décembre à février. À Ubud, Amed ou Sidemen, les valeurs restent un peu plus élevées (jusqu’à 87 %), car ces zones captent davantage d’averses résiduelles. Cela signifie que le heat index, c’est-à-dire la température ressentie quand on combine chaleur et humidité, peut grimper à 33‑35 °C en milieu de journée, même si le thermomètre indique 29 °C. En pratique, vous aurez chaud dès que vous marchez en plein soleil, surtout en ville ou sur les sentiers exposés.

Pour gérer ce ressenti, il est conseillé de planifier les activités physiques intenses (randonnées, surf, visites de temples nécessitant beaucoup de marches) avant 10 h ou après 16 h. Pour les voyageurs sensibles à la chaleur, mai reste plus confortable que mars ou avril, mais moins « sec » que août ou septembre. Lors de retraites de yoga ou de journées de golf, cette humidité modérée reste tout de même acceptable, à condition de bien vous hydrater et de privilégier des vêtements techniques respirants.

Précipitations en mai : fréquence des averses tropicales et répartition géographique nord/sud

Le mois de mai marque la fin de la saison des pluies, mais la météo balinaise reste ponctuée d’averses tropicales. Sur le sud de Bali (Kuta, Seminyak, Canggu, Denpasar, Nusa Dua), les cumuls tournent en moyenne autour de 110 à 160 mm, répartis sur 9 à 11 jours de pluie. Au centre (Ubud, Tabanan, Gianyar, Sidemen), les chiffres montent plutôt à 230‑255 mm et 13 jours de pluie. À l’est (Amed, Padangbai, Karangasem), la pluviométrie peut encore approcher 255 mm, mais sous forme d’épisodes brefs. En revanche, le nord (Lovina, Munduk, Singaraja) et l’ouest (Parc de Bali Barat, Gilimanuk) sont déjà nettement plus secs, avec environ 118‑158 mm et 7 à 10 jours de pluie.

Le schéma typique en mai : une matinée bien dégagée, une chaleur croissante en milieu de journée, puis une averse courte et intense en fin d’après-midi ou en début de soirée. Ces pluies durent souvent 20 à 40 minutes, avant un retour d’un ciel partiellement dégagé. Cette dynamique rend la météo assez prévisible pour organiser vos visites : par exemple, visites de rizières de Tegallalang le matin, temps calme en début d’après-midi, puis spa ou café à Ubud pendant l’averse, avant un coucher de soleil dégagé sur Campuhan Ridge Walk.

Heures d’ensoleillement, couverture nuageuse et visibilité pour la photographie et le drone

En mai, Bali bénéficie d’environ 11 à 12 heures de lumière naturelle par jour : lever de soleil autour de 6 h 30, coucher vers 18 h 10. L’ensoleillement effectif se situe autour de 9 à 11 heures quotidiennes dans le sud, avec une couverture nuageuse moyenne de 30 à 40 %. Concrètement, vous profitez de longues plages d’ensoleillement, ponctuées de passages nuageux qui offrent une lumière plus douce, très intéressante pour la photo de paysages et de rizières.

Pour la photographie et le drone, mai a un avantage majeur : l’air n’est pas encore saturé de poussière comme parfois en fin de saison sèche, et la végétation est d’un vert intense. La visibilité horizontale est souvent excellente le matin, ce qui permet de capturer des vues nettes sur le Mont Batur ou le Mont Agung depuis les points de vue d’Ubud, de Sidemen ou d’Amed. Les créneaux les plus photogéniques se situent en général entre 6 h 30 et 9 h, puis entre 16 h 30 et 18 h. En milieu de journée, la lumière est plus dure, mais idéale si vous aimez les contrastes marqués pour des prises de vue de plages et de falaises à Uluwatu.

Conditions de baignade en mai : température de l’eau, houle et visibilité pour le snorkeling

La température de l’eau à Bali en mai oscille autour de 27 à 29 °C selon les zones. Cette constance rend la baignade agréable à toute heure de la journée, sans choc thermique. Sur les plages du sud (Sanur, Nusa Dua, Jimbaran, Kuta), l’eau se stabilise souvent à 28‑29 °C. À Amed, Padangbai ou autour des îles Nusa Penida et Nusa Lembongan, les relevés indiquent fréquemment 29‑30 °C, un vrai « bain chaud tropical ». C’est l’une des raisons pour lesquelles les agences spécialisées recommandent très souvent mai pour la plongée et le snorkeling : la saison des pluies a brassé les nutriments, mais les eaux commencent à se clarifier.

La visibilité sous-marine s’améliore nettement par rapport aux mois précédents, surtout dans le nord et l’est (Lovina, Amed, Tulamben). Sur les meilleurs spots de snorkeling de Bali, il n’est pas rare de disposer de 15 à 20 mètres de visibilité à cette période, en particulier lors des matinées sans vent. La houle reste modérée en mai sur de nombreux secteurs abrités, ce qui facilite les sorties en bateau vers Nusa Penida ou Menjangan pour les couples ou familles qui préfèrent éviter les mers agitées.

Saison touristique à bali en mai : affluence, tarifs et dynamique post-saison des pluies

Fréquentation des zones clés (canggu, ubud, nusa dua, nusa penida) en mai vs haute saison

Le mois de mai correspond à une saison dite « moyenne » à Bali. La haute saison touristique ne démarre véritablement qu’à partir de fin juin, pour culminer en juillet-août. En mai, Canggu, Ubud et Nusa Dua sont déjà animés, mais sans atteindre la saturation de l’été. Les plages de Batu Bolong, Echo Beach ou Padang Padang restent fréquentées par les surfeurs, mais la densité dans l’eau reste raisonnable, surtout en début de matinée. Ubud connaît un trafic plus fluide, avec des temps d’attente plus courts aux entrées des temples ou de la Monkey Forest.

Nusa Penida et Nusa Lembongan vivent une montée en charge progressive à partir d’avril. En mai, les bateaux rapides sont bien remplis, mais l’affluence n’a rien à voir avec celle de la haute saison, où certaines criques se retrouvent bondées dès 9 h. Si votre priorité consiste à éviter la foule tout en profitant d’une météo majoritairement sèche, mai offre un compromis très intéressant. Les professionnels du tourisme locaux décrivent souvent cette période comme « assez vivante pour l’ambiance, mais encore confortable pour circuler ».

Évolution des prix des hébergements (villas privées, homestays, resorts 5★) au mois de mai

Sur le plan tarifaire, mai reste l’un des meilleurs mois de l’année pour réserver un séjour à Bali. Les données de plusieurs comparateurs montrent qu’un vol Paris‑Bali en mai coûte en moyenne 25 à 30 % moins cher qu’en août. Les hébergements suivent la même logique : les resorts 5★ de Kuta ou Nusa Dua affichent des prix souvent inférieurs de 20 à 40 % par rapport à juillet, et de nombreuses villas avec piscine à Canggu ou Ubud restent accessibles pour des budgets moyens. Les homestays et guesthouses maintiennent des tarifs très attractifs, ce qui permet de viser un hébergement de gamme supérieure pour le même budget qu’en haute saison.

Un autre avantage de mai : la disponibilité. Vous pouvez encore trouver de belles options de dernière minute, notamment dans les zones moins denses comme Sidemen, Munduk ou la région du Parc national de Bali Barat. Pour les adresses très convoitées (villas design à Canggu, hôtels de charme à Ubud, resorts en bord de plage à Nusa Dua), une réservation 2 à 3 mois avant le départ reste néanmoins préférable, surtout si votre voyage couvre également les ponts du mois de mai en Europe.

Disponibilité des vols vers denpasar (DPS) en mai : yield management et variations tarifaires

Le yield management des compagnies aériennes joue fortement en faveur du mois de mai. Ce n’est ni une période de vacances scolaires massives en Europe, ni un pic de demande régionale comme le Nouvel An ou les fêtes de fin d’année. Les statistiques de fréquentation montrent un nombre de vols stable, avec des taux de remplissage corrects mais rarement saturés. Résultat : les grilles tarifaires restent plus flexibles, et les promotions sur les vols à destination de Denpasar (DPS) sont fréquentes entre février et avril pour des départs en mai.

En pratique, réserver un billet 3 à 4 mois avant la date de départ permet souvent de capter les meilleurs prix, surtout si vous visez des vols avec escale à Singapour ou Kuala Lumpur. Les grandes compagnies positionnent encore de nombreuses liaisons via ces hubs, ce qui offre une bonne marge de manœuvre. Pour optimiser votre budget, opter pour un départ en début de semaine et une flexibilité de quelques jours autour de la date initiale peut réduire le prix final de manière significative.

Temps d’attente à l’aéroport de denpasar et contrôle des visas à l’arrivée en basse-intermédiaire saison

En mai, l’aéroport Ngurah Rai de Denpasar reste actif, mais les flux restent plus fluides que pendant la haute saison ou les grandes fêtes religieuses. Les temps d’attente à l’immigration et au contrôle des visas à l’arrivée tournent souvent autour de 20 à 45 minutes, contre parfois plus d’une heure en juillet-août. La mise en place progressive de systèmes électroniques pour le visa on arrival et l’organisation des files d’attente contribue aussi à raccourcir ces délais, même si des pics restent possibles selon l’heure d’arrivée de votre vol.

Pour limiter le stress, un atterrissage en milieu de journée (entre 11 h et 16 h) offre souvent un bon compromis entre affluence et disponibilité des services (change, taxis, chauffeurs privés). L’arrivée tard dans la nuit reste confortable en mai, car l’aéroport n’est pas saturé et la chaleur moins écrasante, mais vous devrez prévoir un transfert pré-réservé pour rejoindre votre hébergement sans perte de temps. Globalement, la basse-intermédiaire saison rend les formalités d’entrée sensiblement plus agréables.

Bali en mai pour la plage et le surf : analyse des spots de kuta, uluwatu, nusa dua et canggu

Conditions de surf en mai sur la côte ouest (batu bolong, echo beach, padang padang, uluwatu)

De nombreux surfeurs considèrent la période d’avril à septembre comme la meilleure pour surfer à Bali, et mai fait pleinement partie de ce créneau idéal. Le vent dominant vient alors majoritairement de l’est, ce qui favorise les spots de la côte ouest : Batu Bolong et Echo Beach à Canggu, Kuta Beach, mais aussi les systèmes de récifs mythiques de Padang Padang ou Uluwatu. Les houles de l’océan Indien commencent à se structurer, offrant des séries plus régulières, avec des vagues puissantes mais encore gérables pour des surfeurs de niveau intermédiaire.

Pour un séjour surf à Bali en mai, les matinées offrent souvent les meilleures fenêtres : vent offshore léger, houle propre, moins de monde à l’eau. Canggu reste très fréquenté, mais l’affluence n’a rien à voir avec la densité de juillet, où chaque vague se partage à plusieurs. Kuta reste une alternative intéressante pour les débutants, avec des vagues plus douces et un fond de sable. Les reef breaks comme Uluwatu ou Padang Padang exigent plus d’expérience et une bonne connaissance des marées, mais ils offrent des sessions mémorables dans une lumière souvent spectaculaire.

Mer, vagues et sécurité baignade sur les plages de sanur, jimbaran et nusa dua en mai

Si vous visez surtout la baignade et les bains de soleil, mai offre des conditions globalement favorables sur les plages les plus abritées du sud. À Sanur, le lagon protégé par la barrière de corail reste très calme, parfait pour les familles avec enfants ou les nageurs peu confiants. La mer y est chaude (autour de 28‑29 °C), avec peu de courant et une faible houle. Jimbaran, réputée pour ses couchers de soleil et ses restaurants de fruits de mer les pieds dans le sable, offre également une mer généralement modérée en mai, bien que des vagues plus marquées puissent apparaître les jours de forte houle.

Nusa Dua bénéficie d’un bon compromis : des hôtels directement sur la plage, une mer souvent plus calme que sur la côte ouest, mais suffisamment de mouvement pour des activités nautiques comme le paddle ou le kayak. Les drapeaux de sécurité restent essentiels à surveiller, surtout si vous ne connaissez pas le fonctionnement des courants de retour. Sur les grandes plages touristiques, les sauveteurs balinais sont présents et les consignes de sécurité sont clairement affichées, ce qui renforce la sérénité de la baignade en mai.

Snorkeling et plongée en mai à amed, tulamben, nusa penida (manta point, crystal bay)

Mai est une excellente période pour organiser du snorkeling ou de la plongée à Bali. La mer se calme, la visibilité sous-marine s’améliore et la température de l’eau se stabilise autour de 28‑29 °C. Sur la côte nord-est, Amed et Tulamben se distinguent particulièrement. À Amed, les récifs coralliens accessibles depuis la plage, notamment à Jemeluk Bay, permettent d’observer une grande diversité de poissons tropicaux, parfois des tortues, dans une eau généralement claire et peu agitée le matin.

À Tulamben, l’épave de l’USAT Liberty reste un incontournable pour la plongée bouteille, surtout en mai où la visibilité tend à se rapprocher de ses meilleurs niveaux. Plus au sud-est, Nusa Penida offre des spots mondialement connus comme Manta Point et Crystal Bay. Vous pouvez y croiser des raies manta majestueuses et, selon la saison, des mola-molas (poissons-lunes). En mai, les conditions de mer autour de Penida sont souvent plus douces qu’en plein été, ce qui rend les traversées en bateau plus confortables, même pour les voyageurs peu habitués aux houles océaniques.

Qualité du sable, courants et marées en mai : lecture d’un beach forecast à bali

Comprendre un beach forecast à Bali permet d’ajuster au mieux vos journées de plage en mai. Les marées restent semi-diurnes, avec deux pleines mers et deux basses mers par jour, mais leur amplitude influence fortement la sécurité de la baignade et les sessions de surf, surtout sur les reef breaks. Par exemple, une marée basse très marquée à Uluwatu expose davantage les récifs, ce qui augmente le risque pour les surfeurs moins expérimentés. À l’inverse, une marée montante sur une plage de sable comme Kuta offre souvent des vagues plus douces pour les débutants.

La qualité du sable varie également d’une plage à l’autre : sable fin doré à Kuta, plus grossier et parfois mêlé de galets sur certaines criques de la péninsule de Bukit, sable noir volcanique à Amed et Lovina. En mai, la saison des pluies s’étant retirée, les déchets charriés par les rivières diminuent, ce qui améliore nettement la propreté des plages sur la plupart des secteurs. Les courants restent néanmoins un paramètre à prendre au sérieux, surtout sur les plages ouvertes à l’océan Indien : consulter les prévisions de houle et les recommandations locales avant chaque baignade demeure une bonne habitude.

Randonnées, rizières et volcans en mai : ubud, sidemen, mont batur et mont agung

Treks au lever du soleil sur le mont batur en mai : nuages, température et visibilité sur le lac batur

Le Mont Batur fait figure de classique pour un séjour à Bali en mai. L’ascension nocturne pour assister au lever du soleil depuis le sommet profite pleinement de la transition vers la saison sèche. Les pluies étant moins fréquentes, les sentiers sont moins boueux et donc plus sûrs. Les températures au départ, autour de 1 000 à 1 200 m d’altitude, peuvent descendre vers 18‑20 °C, tandis qu’au sommet, elles se situent souvent entre 15 et 18 °C à l’aube. Un coupe-vent léger ou une polaire fine reste donc très appréciable.

Les nuages bas sont fréquents en fin de nuit, mais ont tendance à se lever rapidement au moment du lever de soleil. La visibilité sur le lac Batur et les montagnes environnantes est alors souvent excellente, surtout sur la seconde moitié du mois. En mai, le taux de réussite pour un lever de soleil dégagé est généralement plus élevé qu’en mars ou avril, bien que jamais garanti. Les randonnées guidées, très répandues, incluent souvent un petit-déjeuner simple au sommet, ce qui ajoute au plaisir de voir la lumière se répandre progressivement sur le paysage volcanique.

Conditions de randonnée sur le mont agung en mai : réglementation, risques et météo de haute altitude

Le Mont Agung, plus élevé et plus sacré que le Batur, fait l’objet de réglementations plus strictes, surtout depuis les épisodes éruptifs des dernières années et le manque de respect constaté sur certains sommets balinais. En mai, les conditions météo sont globalement favorables sur les pentes du volcan : pluie moins fréquente, sentiers plus secs, couverture nuageuse en légère baisse. Toutefois, les autorités locales imposent parfois des restrictions d’accès pour des raisons spirituelles ou de sécurité, ce qui rend l’accompagnement par un guide local presque indispensable.

La température en altitude peut chuter nettement sous les 15 °C avant le lever du soleil, avec un vent parfois soutenu. Une vraie couche thermique, un coupe-vent, une lampe frontale performante et de bonnes chaussures de randonnée deviennent indispensables. Le risque principal reste lié à la combinaison de la fatigue, du dénivelé important et des possibles nappes de brouillard. Même en mai, l’Agung reste une montagne d’envergure, à réserver aux randonneurs en bonne condition physique, bien encadrés et respectueux des consignes des guides.

Balades dans les rizières de tegallalang, jatiluwih et sidemen : saison des plantations et couleurs des paysages

Les rizières de Bali prennent une dimension particulière en mai. La saison des pluies venant de se terminer, les terrasses sont encore gorgées d’eau, d’un vert éclatant ou d’un mélange de jeunes pousses et de parcelles en cours de plantation. À Tegallalang, près d’Ubud, la densité de visiteurs reste raisonnable en mai, surtout tôt le matin. Cette période permet de profiter pleinement des points de vue emblématiques, des sentiers qui serpentent entre les terrasses et des « swings » panoramiques qui offrent une vision spectaculaire sur le paysage.

À Jatiluwih, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, les panoramas de rizières en terrasses s’étendent à perte de vue. En mai, la lumière du matin souligne les reliefs, tandis que l’air reste encore relativement frais. Sidemen, plus intimiste et moins développé touristiquement, offre des paysages de rizières et de collines d’une grande douceur, avec en toile de fond le Mont Agung quand le ciel est dégagé. Les sentiers de balade y sont particulièrement agréables à cette période, entre rizières, petits villages et rivières alimentées par les pluies encore récentes.

Gestion de la chaleur en trek : hydratation, indice UV et équipement technique pour mai

Randonner à Bali en mai nécessite une bonne gestion de la chaleur et de l’ensoleillement. L’indice UV atteint souvent 7 en journée, ce qui correspond à un niveau élevé. Sans protection, un coup de soleil peut survenir en moins de 30 minutes sur les parties exposées. Un chapeau couvrant, une crème solaire à large spectre, des lunettes de soleil de catégorie adaptée et des vêtements respirants à manches longues deviennent des alliés indispensables, notamment sur les sentiers dégagés de Jatiluwih ou du Mont Batur.

Côté hydratation, prévoir au moins 1,5 à 2 litres d’eau par personne pour une randonnée de demi-journée en mai est un bon repère. Des encas salés ou riches en électrolytes aident aussi à compenser la transpiration liée à l’humidité. Une analogie utile : marcher dans la jungle balinaise en mai, c’est un peu comme faire du sport dans un hammam tiède ; la charge sur le corps est réelle même si la température n’est pas extrême. Adapter le rythme de marche, multiplier les pauses à l’ombre et privilégier les départs très matinaux améliore considérablement le confort.

En mai, l’équilibre idéal consiste à exploiter la fraîcheur relative du début de saison sèche tout en respectant les contraintes d’un climat tropical encore humide et très ensoleillé.

Événements culturels et cérémonies balinaises en mai : calendrier et contraintes météo

Le mois de mai à Bali coïncide parfois avec plusieurs événements culturels et religieux importants, en fonction du calendrier balinais, beaucoup plus complexe que le calendrier grégorien. Parmi ces célébrations, Saraswati, fête dédiée à la déesse du savoir, se déroule périodiquement un samedi sacré ; les Balinais honorent alors les livres, les manuscrits et l’enseignement par des offrandes et des aspersions d’eau bénite. Dans un autre registre, la journée de Pagerwesi, littéralement « portail de fer », met l’accent sur le renforcement spirituel et la protection de l’âme par des prières et cérémonies aux temples de village.

En mai, le climat déjà plus sec rend la participation à ces fêtes beaucoup plus agréable pour les visiteurs : moins de risque de pluies continues, déplacements plus fluides sur les routes menant aux temples, vêtements traditionnels moins exposés aux averses. Dans le nord, le « Bali Arts Festival » de Buleleng, organisé chaque année à Singaraja sur une semaine environ, propose danses, concerts et performances traditionnelles. Les conditions météo en mai, déjà favorables dans cette région, contribuent à la réussite de ces événements en plein air, avec des soirées souvent douces et peu pluvieuses.

Assister à une cérémonie en mai, c’est voir toute la ferveur balinaise se déployer dans un environnement naturel encore luxuriant, sans la foule étouffante de la haute saison.

Pour vous immerger dans cette dimension culturelle, prévoir un sarong et une ceinture adaptés pour l’entrée dans les temples reste indispensable. Un parapluie pliable ou une veste de pluie légère peuvent aussi rendre service, car une averse brève peut survenir même pendant la saison sèche naissante. Les cérémonies continuent de toute façon, la pluie étant souvent perçue comme une bénédiction plutôt qu’un obstacle, ce qui change radicalement la perception du « mauvais temps » pour un voyageur européen.

Planification d’un itinéraire à bali en mai : circuits recommandés selon la météo (2, 3 et 4 semaines)

La météo de mai, avec ses matinées généralement dégagées et ses averses concentrées en fin de journée, influence fortement la façon d’organiser un itinéraire à Bali. Pour un séjour de 2 semaines, une bonne stratégie consiste à commencer par le sud-ouest (Canggu, Seminyak, Uluwatu) pour profiter du surf et des plages, puis à remonter vers Ubud pour les rizières et les temples, avant de finir soit par l’est (Amed, Tulamben, Nusa Penida) soit par le nord (Lovina, Munduk). Ce découpage exploite les meilleures fenêtres météo pour chaque type d’activité : surf le matin sur la côte ouest, randonnées en altitude lorsque l’air est encore légèrement plus frais, snorkeling dans des eaux qui se clarifient progressivement.

Sur 3 semaines à Bali en mai, un circuit peut intégrer davantage de zones rurales moins fréquentées, comme Sidemen ou le Parc national de Bali Barat. Une répartition possible : 5‑6 nuits autour de Canggu / Uluwatu pour plages et surf, 5‑6 nuits à Ubud ou Sidemen pour culture et rizières, puis 5‑6 nuits entre Amed / Tulamben et les îles Gili ou Nusa Penida pour la plongée. Ce type d’itinéraire tire parti des statistiques de pluie plus faibles au nord et à l’ouest, tout en plaçant les activités les plus dépendantes de la visibilité (volcans, snorkeling) dans les créneaux météo les plus favorables du séjour.

Sur 4 semaines complètes, la météo en mai autorise encore plus de flexibilité. Vous pouvez par exemple ajouter quelques jours de retraite de yoga à Ubud, programmer une randonnée plus engagée dans la région du Mont Batukaru, ou encore explorer en profondeur l’ouest sauvage de Bali Barat, avec ses mangroves et ses récifs préservés autour de Menjangan. Une approche intéressante consiste à alterner segments « actifs » (randonnées, surf, plongée) et segments « repos » (plages calmes de Sanur ou Nusa Dua, spas et massages à Ubud), en tenant compte du fait que la chaleur et l’humidité peuvent accumuler une fatigue insidieuse.

Penser son itinéraire de Bali en mai comme un rythme respiratoire — un temps fort, un temps calme — permet d’absorber la chaleur tropicale sans épuisement, tout en profitant pleinement des atouts de chaque région.

Enfin, garder une petite marge de manœuvre dans le programme pour adapter une excursion en fonction d’une fenêtre météo particulièrement favorable reste une excellente idée. Un jour annoncé plus couvert conviendra mieux à la visite de temples ou de musées, tandis qu’une journée avec prévisions de ciel très dégagé se prête parfaitement à l’ascension du Mont Batur ou à une sortie en mer vers Manta Point. Cette souplesse, plus facile à conserver en mai qu’en haute saison ultra-planifiée, optimise réellement la qualité globale du voyage.